Equilibre

25 février 2011

Tous les jours pendant l’entraînement nous essayons d’en apprendre davantage sur l’équilibre. En fait, dans les premiers DVD de sensei on pouvait lire: “bujinkan: art martial de la distance».

Une bonne distance est donnée par des déplacements appropriés créés par l’équilibre. Prenez un chat par exemple. Les chats ont toujours cette capacité à atterrir sur leurs pieds quand ils tombent. C’est en gros ce que nous faisons au dôjô, mais cet entraînement exige des années de dur labeur et ne peut être obtenu que par tâtonnement et en commettant des erreurs. Les chats apprennent à faire cela dès leur plus jeune âge et une fois adulte c’est un talent naturel.

L’équilibre s’apprend grâce à la prise en compte de nos déséquilibres. Et c’est l’enseignement permanent au dôjô qui nous aide à améliorer nos compétences personnelles. Comme Malcolm Forbes l’a dit: «Un échec ne devient une réussite que si l’on sait en tirer les leçons.” – donc apprenez de vos actions. “Shikin haramitsu daikomyô», «dans toute action il y a un enseignement à tirer.”

Je suis souvent étonné par ce que nous pouvons apprendre de nos erreurs tous les jours. Accepter de faire des erreurs, c’est accepter d’apprendre. Au dôjô rien n’est grave et se tromper ne se termine souvent qu’avec quelques contusions. Il n’y a aucun risque à se tromper durant l’entraînement aussi longtemps que nous apprenons à apprendre de nos erreurs dans la pratique. Une erreur n’est pas comme une tache noire sur une toile blanche, une erreur n’est qu’une raison de plus pour nous améliorer. L’un des shihan japonais nous a dit un jour que lorsque nous apprenions un nouveau waza nous faisions beaucoup d’erreurs et que par la répétition et l’apprentissage découlant de ces erreurs que nous commettions, nous progressions plus vite. Bien sûr ce waza ne sera jamais parfait mais au moins nous nous dirigeons vers plus de perfection.

L’équilibre de votre taijutsu apporte de l’équilibre dans votre vie et c’est ce qui importe le plus dans les arts martiaux du Bujinkan. Les erreurs commises nous permettent de devenir de meilleurs praticiens et de meilleurs êtres humains, c’est pourquoi accepter le changement est d’une importance capitale. Si vous pensez que vous savez et ne changez jamais ce que vous considérez comme acquis, vous ne pouvez pas évoluer. Ce que vous pensez comme sûr et certain pourra fonctionner souvent en certaines occasions, mais vous apportera également plus de problèmes à long terme. Rappelez-vous le tao (道), et son «ne rien faire afin que rien ne soit pas fait”. L’inaction ne sera jamais une action. En fait, en n’acceptant pas ces changements permanents inhérents à la vie vous vous empêchez de trouver la réussite, c’est comme parier votre vie à pile ou face en lançant une pièce en l’air !

Quoi que vous fassiez vous devez toujours considérer que les choses ne sont pas figées, tout évolue en permanence. C’est cela le Nagare (流れ) que nous recherchons au Bujinkan. Déplacement, distance et équilibre sont liés et nous transforment dès que nous acceptons de changer.

Comme le disait Aristote “le changement en toutes choses est doux”, il nous faut donc rechercher ces micro changements dans nos vies afin de devenir un jour de véritables êtres humains.

SVEN & ARNAUD VI

11 novembre 2010

(English)

Le stage avec Sven et Arnaud se déroulera à Paris (dôjô de Vincennes) les

samedi 29 et dimanche 30 janvier 2011

Sven, est à mon sens, l’élève qui est le plus proche de sensei dans sa compréhension du mouvement sur les plans physique et philosophique. J’ai eu la chance de faire cours avec Sven de nombreuses fois et c’est toujours une joie que de le recevoir et de partager avec lui. C’est la sixième fois (shiki) que Sven vient à Paris pour enseigner et je suis certain que nous sortirons plus riche de cette nouvelle expérience martiale.

Tous les renseignements seront prochainement disponibles sur :
http://www.bujinkan-france.com et http://www.budomart.com
et sur facebook http://www.facebook.com/event.php?eid=160106484028509

Mais dans les grandes lignes :

    samedi et dimanche cours : 10:00 – 18:00
    thème : Nagare
    ouvert à tous sans niveau préalable requis
    stage complet : 85 eur ; 1 jour 45 eur 
    remise réservation en ligne http://www.budomart.com : 5 eur
    samedi soir diner en commun (non compris)

Bonus :

    repas du midi : GRATUIT
    cours du vendredi soir 8:30-10:30 au Dôjô : GRATUIT
    cours du lundi midi 13:30 – 16:00 au Dôjô : GRATUIT
    hébergement au Dôjô : GRATUIT
    bleus et bosses : GRATUIT

Ce stage inaugure la nouvelle année du Bujinkan en France et je compte sur vous pour en faire un souvenir mémorable.

Disciple ou Technicien ?

31 octobre 2010

(English version)

Je viens de lire un article intéressant de mon “frère” Pedro Fleitas et je tiens à approfondir un peu ce qu’il dit.

Lorsque nous avons commencé notre apprentissage dans les arts martiaux du Bujinkan nous ne pouvions pas imaginer combien cela pouvait nous apporter en tant qu’être humain ni combien cela nous transformerait. Nous étions plus intéressés par l’art martial que par la philosophie de vie qu’il contient. Ces 26 dernières années nous avons appris l’art martial, mais nous avons aussi appris à devenir de véritables êtres humains.
Trop de praticants aujourd’hui s’entraînent pour de mauvaises raisons ; la force musculaire est limitée dans le temps et ne devrait pas être notre objectif principal pendant l’entraînement. Le plus important est de développer notre propre potentiel et nos capacités propres. Tout au long de ces années, les gens se sont trop concentrés sur le omote alors qu’en fait seul le ura n’a d’intérêt. N’apprendre que les techniques peut revêtir un intérêt poncutellement mais la connaissance de soi est plus importante si l’on désire vivre une vie heureuse.

Combien d’enseignants dans le Bujinkan ne font que de l’enseignement de «formes» car ils ne perçoivent pas l’essence du Bujinkan ? Enormément ! Je me souviens que lors d’une discussion avec Soke, il me dit que la chose la plus importante qu’il avait enseigné ces dernières années n’étaient pas les écoles mais les concepts. Ces concepts de san jigen no sekai, yûgen no sekai, kasumi no hô, shizen, etc nous ont appris davantage sur la façon de vivre nos vies que toutes les techniques de combat réunies. Même si cet apprentissage a été la clé pour apprendre à nous défendre efficacement. En comprenant le côté ura des choses, l’omote devient évident.
En 2010, nous sommes entrés dans une nouvelle ère au Bujinkan avec l’arrivée d’un grand nombre de jûgodan. Les choses changent comme toujours ; et il est maintenant temps de vous poser les bonnes questions. Il y a longtemps que j’ai pris le parti de mettre de côté le “ninja” pour suivre les enseignements d’un homme, Hatsumi Sensei. J’ai décidé de devenir un de ses disciples et pas uniquement un bon technicien d’arts martiaux.

Est-ce ce que vous faites? Et si ce n’est pas le cas, croyez-vous que cela vaut la peine de passer tout votre temps libre à collectionner des formes au lieu de développer l’être humain fantastique caché au fond de vous?
Sensei Hatsumi est sans doute le dernier vrai maître de budô du Japon et ses enseignements vont bien au-delà de la simple mécanique corporelle.
Peut-être serait-il temps d’y penser.

Kyôgô

Bufû Ikkan

30 octobre 2010

(English version)

Sensei a dit que “le secret de Budô est 武風一貫 bufû ikkan (traduit dans “Unarmed fighting techniques of the samurai” p.51 par “la voie de la guerre est la survie” *). C’est le secret du yang”.
Dans un combat réel l’adversaire est souvent agressif et violent, donc en opposant à la douceur (c-à-d yin) à la dureté vous pouvez vaincre l’ennemi plus facilement. Face à un adversaire fort et violent, vous avez deux options : être plus agressif et violent que lui (souvent difficile car vous n’avez pas été préparé à cela) ou être si doux que ses propres intentions et actions l’amènent à se vaincre lui-même. C’est le secret du combat.

Cela me rappelle la rencontre entre le moine yamabushi Benkei et le jeune Minamoto no Yoshitsune pendant la révolte Hôgen (保元の乱, Hôgen-no-ran, 1156). Benkei est un moine-guerrier qui avait fait le voeu de prendre 100 sabres aux samurai tentant de traverser le pont qu’il gardait et de les offrir au Bouddha. Lorsque le jeune Yoshitsune arriva au pont, Benkei avait déjà récupéré 99 sabres. La légende dit que Yoshitsune se défendit avec une simple flûte  et terrassa le géant qui devint son disciple. C’est l’exemple typique de la façon dont le yin peut vaincre le yang. Dans le Bujinkan cette technique est appelée Goja dori et sensei explique cette technique dans son livre: “Togakure Ryu Ninpo taijutsu” (p.237).

Sensei insiste également sur l’importance du développement du goshin jutsu 五心術 (technique pour protéger l’esprit/coeur) en lieu et place du goshin jutsu 護身術 (technique de self-défense). Nous devons développer le coeur / esprit si nous voulons survivre et nous assurer une véritable auto-protection.

la force brutale n’est rien comparée à la force mentale. Pour survivre apprenez à utiliser le yin caché en vous.

*武風一貫 signifie «puissent les vents martiaux  souffler tous les jours», mais lorsque c’est écrit 武風一管 cela signifie «le vent martial (son) d’une flûte” d’où le lien avec Yoshitsune. ;)

Waow, nous l’avons fait !

Mercredi après-midi aux alentours de 19 heures après plus de 50 heures de formation sur 5 jours, l’Université Tenchijin 2010 a été fermée. Cela a été un séminaire intensif et les retours sont tous positifs. Après ces 50 heures de formation les participants ont découvert les bases du bujinkan et ont pu approcher et comprendre plus clairement la simplicité et la complexité du système
bujinkan.

Quelques chiffres :

  • dimanche 52 participants
  • samedi 56 participants
  • lundi 41 participants
  • mardi 34 participants
  • mercredi 31 participants
  • Niveau débutant couvert le samedi (10:15 h de cours) et dimanche (10:30 h de cours)
  • de niveau intermédiaire couverts le lundi (10:30 h de cours) et mardi (9:45h de cours)
  • au niveau avancé, couvert le mardi et le mercredi (9:40h de cours)
  • 8 pays : France, Italie , Ecosse, Allemagne, Hongrie, Belgique, Danemark,Suisse.
  • 48 participants Français : Paris Ecole militaire, Paris Idf, Vincennes, Paris Vanves, Nancy, Annecy, Montpellier, Soisy sur Seine, Saint Etienne, Maison-Laffitte.

Ce stage m’a clairement démontré ainsi que pour la majorité des participantss avec qui j’ai pu parlé à la fin de la formation que c’est un stage que nous devons organiser chaque année :

  • Ce stage est une introduction fantastique au Bujinkan pour les nouveaux arrivants,
  • C’est un cours de recyclage et de révision pour les élèves avancés,
  • et un polissage utile pour les grades élevés.

Mais ce stage exceptionnel n’aurait pas été possible sans les personnes et institutions suivantes qui nous ont aidé à le créer. Je veux tous les remercier ici :
Le CSA (Centre Sportif des Armées), l’Ecole Militaire et Jean de son organisation. Merci à toi Jean.
Le 2ème BSC (Base de soutien au commandement) du régiment “Fort de Vincennes”, et notamment la cellule Sport pour avoir permis à autant «d’étrangers» d’entrer dans leur établissement ; pour la qualité de la nourriture ; et pour avoir facilité l’accès à leurs dôjô et salles d’entraînement. Je remercie l’armée française.
Et je veux surtout remercier Bruno en charge du Bujinkan France pour avoir relié tous ces éléments ensemble afin d’assurer un stage superbe. Il s’est beaucoup donné pour doter ce stage d’un cadre professionnel sans pour autant perdre le nagare et l’esprit du Bujinkan. Et si certains petits détails doivent être améliorés comme toujours, je crois pouvoir dire que l’organisation de ce stage a été proche de la perfection. Merci à toi Bruno.

Rendez-vous tous l’année prochaine pour le TCJ Uni 2011 !

Les commentaires des participants sont visibles ICI

Le Contrôle

21 octobre 2010

(English version)

Dimanche dernier au Hombu, sensei Hatsumi a déclaré que «si vous ne pouvez pas vous contrôler, vous ne pouvez pas contrôler les autres». C’est le secret de tous les processus d’apprentissage. Nous devons comprendre notre propre comportement personnel avant que d’essayer de comprendre celui des autres ; et le chemin le plus rapide pour y parvenir est de maîtriser les bases.

Lorsque vous apprenez les mouvements de bases vous forcez votre corps-esprit à reproduire des formes et mouvements en apparence inhabituels. Il s’agit de la première étape de votre apprentissage de la Voie dans laquelle l’adversaire n’est autre que vous-même. C’est le niveau du kihon. Beaucoup de pratiquants d’arts martiaux arrêtent leur compréhension du combat à ce niveau-là.

La deuxième étape est d’apprendre à appliquer ses mouvements solitaires face à des attaques convenues et à interagir avec. C’est ici qu’apparaît uke et vous apprenez à adapter les bases des kihon face à la réalité des waza ou des kata. C’est le niveau d’intégration des waza (kata) et c’est l’objectif principal de l’entraînement au dôjô avec un partenaire. Il n’y a pas de surprise ici car tout est prédéterminé, et il n’y a pas de violence non plus car elle serait ici inutile et contre-productive. Peu d’artistes martiaux arrivent à ce niveau.

Le troisième niveau est celui de shizen. A ce niveau, l’attaque est inconnue et c’est de votre capacité personnelle (sainô,才能) s’écoulant naturellement que vous serez capable de survivre ou de mourir si vous n’avez pas atteint le contrôle personnel enseigné aux deux premiers niveaux de pratique. C’est le niveau de formation qui est donnée par sensei au sein du bujinkan.

Maîtriser et contrôler ces trois niveaux de : kihon, waza, et shizen prend un certain temps et seulement un petit nombre y arriveront un jour. C’est pourquoi il est dit que le Budô est un engagement à vie. Même bien poli, un miroir peut toujours être poli un peu plus. La perfection est une attitude dans la vie, pas une réalité manifeste.

  • kihon 基本: vous apprenez à vous contrôler
  • waza 伎: vous apprenez à appliquer ce contrôle à des attaques connues et codifiées
  • shizen 自然: vous avez le contrôle de vous-même et toute attaque est contrôlée naturellement par votre capacité d’adaptation à  votre environnement. Il n’y a pas de surprise possible.

Il s’agit d’un sanshin 三心.

Par conséquent, le dôjô 道场 n’est pas seulement le lieu où on apprend la Voie, il devient aussi le lieu où l’on apprend à avancer (chevaucher) avec les autres 同乘 (dôjô).
Apprenez à vous contrôler par ce sanshin et vous serez en mesure de contrôler les autres.

Banpen fûgyô, 10000 attaques, pas de surprise.

Kyôgô

(English version)

Dans un post récent, nous avons établi que le «ki» n’était pas magique mais naturel. Maintenant, comment se manifeste cet état naturel des choses où aucune idée préconçue ne peut exister?

C’est dans l’écoulement naturel et les interactions entre in et yo (yinyang).

Le Yi jing (aussi appelé yi king est le Livre des Mutations ; ekigyô 易経 en japonais) dit que “la seule chose qui ne changera jamais est que tout change en permanence “. Dans cette phrase se trouve la vérité sur le ki, Inyo, la vie, la mort (le combat), tout peut être réduit à cet équilibre entre in et yo. Le concept d’inyo est basé sur notre compréhension du changement 易 eki.

En japonais moderne, le mot “eki” est utilisé pour «divination» (ou «facile» lorsqu’il est prononcé yasashii). Eki est composé de deux kanji 日, le soleil en haut et pluie (en ancien Chinois) 勿. Aujourd’hui, ce kanji est utilisé au Japon avec le sens «n’être pas , ne devoir pas”). Le sens original de cet arrangement veut donc dire “changement de temps”. Il symbolise le moment particulier du changement ; la bascule de la pluie au soleil et du soleil à la pluie. Il n’y a aucune action a entreprendre et la seule chose à faire est de regarder, d’observer  ces changements s’opérer (intuitus, regard en latin) et à s’y adapter. C’est la même chose dans le dôjô où nous devons surveiller attentivement les actions de l’adversaire  et y répondre «naturellement» dans le nagare du moment dicté par les fluctuations de in et yo.

Pour définir ce changement permanent de l’écoulement du temps et de la vie, les Chinois ont utilisés et détournés de leur sens premier deux vieux kanji signifiant l’ubac et l’adret de la montagne afin de montrer cet état de changement permanent. Ces deux kanji sont un et ne peuvent être dissociés comme les deux flancs de la montagne ; la face nord sombre et humide est in et la face sud, lumineuse et ensoleillée est yo. D’ailleurs il serait plus correcte de renoncer à parler de in et yo mais plutôt de les lier en un seul mot inyo pour éviter la dualité inhérente à la traduction de termes asiatiques procédant par image et remplacés par des mots finis et souvent trop précis.

Yo 陽 est composé d’une sorte de “B” à gauche et la partie droite est eki (soleil et pluie) que nous avons décrit plus haut. Mais si vous regardez attentivement  vous observerez que les deux signes sont séparés par une ligne horizontale. Cette ligne supplémentaire insiste sur l’idée de différenciation par rapport à une évolution naturelle comme dans c’était le cas pour eki. Cela définit un moment précis, celui où le changement va se produire, où la pluie va laisser la place au soleil. C’est la fin de la pluie, un instant de changement, un 虚空 kokû, un espace entre deux moments.

In 陰 commence aussi par le “B” à gauche et la partie droite  est composé de collecte, d’accumulation 亼 et de 云 nuage, il donne l’idée d’une accumulation de tension, comme avant l’orage. Ici aussi nous avons un kokû, un autre espace liant deux moments. Le changement est partout en tout moment et dans tout espace et celui qui est capable de s’adapter dans l’instant à cette symbiose ponctuelle et changeante de in et de yo est capable de manifester le ki et de l’utiliser librement sur le tatami et en dehors du tatami.

Inyo est le composant qui manifeste cette fluidité du changement permanent que nous appelons le ki. Eki est l’essence du ki et nos mouvements doivent utiliser cette énergie pour que nous puissions évoluer de manière naturelle.

D’une certaine manière on peut dire que le changement proposé par Inyo, eki 易 permet de concentrer 会 le ki 気 de sorte que nos actions deviennent faciles易 (yasashii).
易会気易(e ki eki eki): les changements naturels de la concentration du ki rendent les choses faciles. ;)

Médaille d’Or

19 octobre 2010

hugues mardi

Notre ami et collègue jûgodan Hugues vient de recevoir ce soir mardi (décalage horaire oblige) au budôkan de Ayase, la médaille d’or du bujinkan. Avec la mienne, je crois que c ‘est la troisième médaille donnée par sensei à un français. A la fin du cours, quatre autres élèves ont reçu cette médaille dont mon ami Darren (le Bruno Australien).

Félicitations et merci de faire honneur à la France. Cocorico !

Kyôgô

 

Num3ro1og1e

19 octobre 2010

(English version)

Le dernier post sur “3 = 5″ a suscité beaucoup de commentaires sur la possible mauvaise interprétation de la numérologie. Deux de mes amis ont ajouté leurs commentaires, Jan de Belgique sur ce blog et Jean, un de mes étudiants, a commis un joli texte sur le blog de son dôjô (en français).

Leur idée générale est que vous pouvez faire dire n’importe à toute combinaison faite avec des numéros et y trouver des significations ésotériques. La même idée est très bien démontrée par Umberto Eco dans son livre: “le pendule de Foucault”, où trois amis jouent avec les chiffres pour prouver qu’un plan machiavélique pour dominer le monde est en marche (excellent livre par ailleurs).

Mais pour illustrer ce que je viens d’écrire, lisez ce qui suit:

  • J’ai bientôt 51 ans, à ce jour j’ai vécu exactement 18608 jours,
  • Ma taille est de 175,5 cm,
  • Je m’entraîne dans les arts martiaux depuis plus de 40 ans (depuis exactement 40,309 ans),
  • J’ai découvert le bujinkan quelques mois après 25 ans, exactement à l’âge de 25,220 ans.

Quand j’ajoute ces deux nombres : 40,309 + 25,220 je trouve : 65,529, si je multiplie ce résultat par ma taille en cm, j’obtiens : 175,5 x 65,529 égale 11500,3395.

Maintenant, quand je divise le nombre de jours que j’ai vécu (18608) par ce résultat, soit 18608 / 11500,3395 je trouve le nombre d’or de 1,61803 célèbre en géométrie et dans les milieux ésotériques. Après il est facile d’en tirer des interprétations cosmiques ou spirituelles, peut-être suis-je la réincarnation de l’empereur Jimmu (神武天皇) ? :)
(savoir plus sur le nombre d’or ICI).

Le but recherché avec l’article “3 = 5” était tout simplement d’aider le pratiquants du bujinkan à résoudre une contradiction, existant en apparence seulement, entre les noms des techniques utilisées quotidiennement dans nos cours.

Mais n’oubliez pas que sensei est  joueur et japonais, et qu’il fait souvent des commentaires en jouant avec la numérologie. Comme toujours ce que vous voyez est rarement ce que vous obtenez.

Kyojitsu tenkan hô 虚実転换法

Kyôgô

Quand j’ai décidé d’organiser avec le dôjô de l’Ecole Militaire  ce stage de bases, je ne pensais pas qu’il aurait un tel succès. A ce jour, 51 participants se sont inscrits pour participer à l’Université Tenchijin 2010 !

Si vous désirez nous rejoindre c’est encore possible mais il ne vous reste qu’un jour pour vous inscrire !

L’université démarrant samedi matin, nous devons donner demain (20 octobre) les noms de tous les participants au service de sécurité du régiment pour établir les badges d’accès. Il serait dommage de vous présenter au poste de sécurité et de ne pouvoir participer…

Sur un plan plus pratique, bien que le majorité des cours se déroulera en intérieur, prévoyez des vêtements pour vous entraîner en extérieur (vêtements de pluie, chaussures de sport, polaires) car certaines sessions se dérouleront en extérieur.

Les cours seront donnés en français et en anglais et les 3 manuels de cours sont en cours d’impression (en français et en anglais).

Si vous  avez des questions, merci de prendre contact via le site du bujinkan france avec Bruno Vicaire qui est l’organisateur de ce stage qui s’annonce mémorable.

Kyôgô

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